mes dix meilleurs thés
Le Gong Fu Cha

Le Gong Fu Cha

Qu’est-ce que le Gong Fu Cha ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire connaitre une manière de boire le thé que je trouve très intéressante: la cérémonie du thé ou Gong Fu Cha. C’est une méthode chinoise pour faire infuser le thé en petites quantités. Elle permet de mieux apprécier toutes les qualités du thé . Elle est particulièrement recommandée pour les thés Oolong et Pu erh. Mais attention , elle répond à quelques codes.

Le premier point consiste à se munir d’ustensiles spécifiques.

Le second point se trouve dans le déroulement même des gestes. Il s’agit en quelque sorte, d’une recette assez précise pour obtenir le meilleur du thé.

De quoi avez-vous besoin pour réaliser une cérémonie de thé à la manière Gong fu cha ?

En occident, la version de cette cérémonie du thé apparaît plus minimaliste et nécessite peu de matériel. Mais cela commence par un peu d’investissement dans des accessoires de belle qualité.

Vous en trouverez de très beaux qui sont souvent fabriqués par des artisans talentueux. Voyons en détail de quoi vous aurez besoin.

Théières en terre cuite

Pour l’infusion optimale de vos oolongs et pu’erh, les petites théières en terre cuite.

De très petite taille, 8 à 15 cl, elles viennent le plus souvent de Yixing. Elles portent le nom de théières de mémoire, car elles conservent très bien la chaleur. Il est coutume de ne pas les décaper pour leur laisser leur culottage. Ce sont de très jolis objets, certaines peuvent atteindre des coûts assez élevés si elles sont signées de Maitres potiers réputés.

Pour le thé vert et les autres variétés: utilisez un Gaiwan ou zhong.

zhong en porcelaine blanche
Zhong en porcelaine avec sa petite tasse

C’est une petite tasse en porcelaine, le plus souvent blanche, munie d’un couvercle. Ainsi elle permet de verser l’infusion dans une petite tasse en filtrant les feuilles de thé avec le couvercle. Il est nécessaire de lui adjoindre une petite tasse pour recevoir l’infusion

Parce qu’il conserve peu la chaleur, il est recommandé pour les thés primeurs, les thés blancs, jaunes et verts.

Souvent on trouve dans cette catégorie, un modèle intermédiaire. Celui-ci possède une tasse en guise de couvercle et un filtre intégré dans son bec verseur.

Le théâtre de votre dégustation de thé: le plateau.

C’est un élément important, on peut le comparer à une scène où tout va se dérouler. Car on y dépose tasse, gaiwan ou théière. Il se compose un plateau ajouré, en bambou, un peu particulier: en effet, il possède un réservoir en dessous de son plateau.

Pourquoi cet accessoire ? Vous allez le comprendre avec le déroulement des gestes.

plateau de Gong Fu Cha en bambou avec zhong en porcelaine
Plateau de bambou pour la cérémonie du thé ou Gong Fu Cha

le déroulement de la cérémonie du Gong Fu Cha.

Ce déroulement décrit une version occidentalisée.

*La théière ou le gaiwan sont mouillés intérieurs et extérieurs par l’eau chauffée suivant la température exigée par la nature du thé. (d’où l’intérêt du réservoir sous le plateau)

*Ensuite on dépose une petite quantité de feuilles de thé dans la théière ou le gaiwan.

*Ces feuilles de thé vont être rincées rapidement par une rasade d’eau reversée dans le réservoir.

Ainsi les feuilles vont pouvoir commencer à exprimer leur parfum.

*Vous pouvez ensuite procéder à la première des infusions.

Car l’avantage de ce procédé permet d’effectuer 3 à 4 infusions pour un Oolong et bien plus pour un vieux Pu erh.

La cérémonie du thé ou le Gong Fu Cha est un art.

La matière conditionne le développe du parfum des feuilles. la taille des tasses ou des théières permet plus facilement de gérer le temps des infusions et de concentrer les arômes. Grâce au choix des accessoires, mais aussi au déroulement de gestes précis, il met en valeur le thé On a tout intérêt si on veut apprécier de grands crus de passer par cette manière de déguster.

J’apprécie de déguster mon thé de cette manière car ça me permet d’acheter de petites quantités de très grands crus que ce soit du thé blanc ou du Pu’erh et de les savourer à petites doses avec respect. C’est aussi une manière de ritualiser la dégustation. Cela me permet de me mettre dans ma bulle quelques instants, pour déguster en pleine conscience mon thé. Je suis ainsi pleinement à l’écoute de mon ressenti , des saveurs de mon breuvage.

« En Chine, on raconte qu’une théière de maître a emprisonné tellement d’arômes qu’elle peut les restituer dans une liqueur sans le moindre gramme de thé. «  

Les jardins de Gaia

texte rédigé par Christelle de Plume d’Emotions